NATEXPO ou NATEXPLOSE ? L’enjeu, gérer une croissance rapide et continue

PAr denan,

Croissance & course à l’innovation

NATEXPO, la parfaite vitrine du marché Bio domestique. Il y régnait un optimisme partagé; très nombreux sont les transformateurs en phase d’extension significative voire de doublement de leur capacité de production en 2018. La croissance est le maitre mot, et on assiste à une véritable course à l’innovation.

La Bio française met m’accent sur les qualités organoleptiques et gustatives des produits

On voit bien que la Bio française s’est bien saisie de son savoir-faire différenciateur et « culturel» et s’attache à creuser l’écart d’avec la concurrence par les qualités organoleptiques et gustatives des produits. C’est son intérêt et son principal atout.

Concentration et fertilité du tissu entrepreneurial

Par ailleurs on constate l’accélération des concentrations de PME (ex. de Léa Nature) et des prises de position du CAC 40 agroalimentaire conventionnel dans la bio (ex. de la prise participation dans Yooji par Danone) ainsi que la fertilité du tissu entrepreneurial qui génère en quelques années des PME Bio de plus de 5 Ms d’euros de CA (ex. Biogroupe).

Sanctuariser les valeurs de la Bio française

Nul doute que nous assistons à un phénomène unique dans l’IAA dont la pérennité dépendra de la capacité de ses acteurs historiques à non seulement conserver; mais sanctuariser les valeurs qui ont présidé à la fondation de la Bio française, qui rappelons le est pionnière au plan mondial.

Le Bio en passe de venir le standard du Gourmet Food en Scandinavie et,… dans le monde

PAr denan,

Au Danemark, le haut de gamme alimentaire se doit d’être Bio

Qu’il s’agissent des circuits de vente au détail ou de la restauration au sens large, la demande du consommateur informé et exigeant une alimentation saine et gourmande se porte dorénavant en priorité sur le Bio, ……

Loin d’être cantonné à l’émite economique, tous les segments sont concernés, du dicounter (Netto, Danemark) à l’épicerie fine; de la cantine scolaire aux

Un phénomène qui se généralise en Europe et en Amérique du Nord

……

Le choix commercial de la MDD à l’export; exemple les pâtes Bio et vegan en GMS finlandaise

PAr denan,
exporter la bio française

Pourquoi la MDD à l’export?

C’est un choix qui s’impose pour la PME qui ne dispose ni des outils ni des moyens financiers pour promouvoir sa marque à l’étranger. C’est pourquoi, son intérêt bien compris consiste à tirer parti de la notoriété établie d’une marque locale en ligne avec la nature de son produit.

Ici en l’occurence, la marque choisie est celle du pionnier (création 1985) de distribution Bio en Finlande. Cette marque véhicule une légitimité et une notoriété sans qui ferait défaut à celle de la PME fabricant le produit.

Un partenariat pérenne

Ce faisant, la PME apporte à son partenaire, en échange d’une marque porteuse, savoir-faire distinctif, technicité, voire innovation. Autant d’obstacles à l’entrée du marché pour la concurrence. C’est pourquoi, de cette réciprocité nait un partenariat qui se donne toute les chances d’être pérenne.

Exporter la bio française

C’est un fait avéré, tout produit alimentaire fabriqué en France par une PME, même une ETI est ressenti à l’étranger comme étant plus cher que son  » me-too » domestique ou de n’importe quelle autre provenance. Pour une part, c’est une réalité économique que produire en France est « cher « . Un paradoxe alors que notre productivité est la plus élevée d’Europe en matière d’agroalimentaire. C’est notre écosystème qui n’est pas compétitif.

Biofach 2017, tendances et perspectives pour le Bio Française à l’export

PAr MatthieuBrunet,

En sa 27ème édition, la première foire mondiale de la Bio,  Biofach, vient de s’achever. Il est loin le temps où 197 exposants dans la Stadthalle de Ludwigshafen recevaient 2 500 visiteurs venus à la « 1ère Foire Européenne des Produits Bio et Naturels ». Depuis 1999, Biofach se tient à Nuremberg et a réuni cette année 1.276 exposants et accueilli plus de 21 000 visiteurs dont la moitié étrangers à l’Allemagne.

Les tendances lourdes du marché

Il suffit d’actionner le lien exposant du site Biofach pour se faire une idée générale des tendances lourdes du marché. Ainsi le Véganisme et le Végétarisme avec respectivement 1475 et 1395 propositions produit tiennent toujours le haut du pavé avec le sans gluten (1475), suivis du sans lactose (1053) et du crudivorisme (551).

L’atout maître de la Bio Française, le goût

Cependant, ces pratiques alimentaires très « trendy » ne doivent pas cacher la motivation essentielle d’un consommateur Bio arrivé à maturité. Il est jeune, éduqué, à la recherche du plaisir allié à l’excellence nutritionnelle. Car c’est justement là que le savoir-faire gastronomique français trouve un terrain naturel d’expression, dispose d’une carte à jouer; d’un atout maître.

J’évoque ici nos excellentes PME agroalimentaires Bio, éthiques et opportunistes à la fois; flexibles et surtout INNOVANTES qui recherchent avant tout à se distinguer au plan QUALITATIF à la … française. Un produit Bio gaulois se doit d’être SAVOUREUX, procurer du plaisir à celui qui le reçoit.  Sur un marché en forte croissance, affamé d’innovations et donc de nouvelles saveurs se distingue ainsi la PME française. Car elle a su valoriser un savoir-faire traditionnel souvent attaché à un Terroir – une filière de matières premières – en une succulente palette d’aliments bio, diversifiés, innovants, ludiques. D’autant que ce savoir-faire traditionnel est souvent doublé d’innovations techniques au service d’une fabrication respectueuse de la noblesse des matières premières.

À l’exportation, Des opportunités considérables à saisir d’urgence

C’est ainsi qu’un fabricant de pâtes aux légumineuses Bio Provençal est distingué par le 1er prix dans sa catégorie en… Italie ! Qu’un pâtissier Breton remporte pour la 3ème fois le prix du meilleur pain d’épices Bio, une spécialité par forcément française. La liste est longue.

Partant, ce savoir-faire unique alliant tradition et technicité doit tirer un parti maximum d’un marché Bio mondial ultra dynamique.

Il lui ouvre pour quelques temps une autoroute de développement à l’export qu’il s’agit d’emprunter à marche forcée avant qu’elle ne se referme ou bien ne soit jalonnée de péages et droits d’entrée coûteux.

J-M Denan

Le 1er prix en Italie pour les pâtes aux légumineuses Bio provençales!!

PAr denan,

Exporter des pâtes bio sans gluten en Italie, un challenge!

Et pourtant, en à peine deux ans les ventes ont atteint le niveau symbolique du million d’euros chez notre distributeur italien.

Une qualité reconnue par la profession et récompensée

En effet, c’est à la marque BENE BIO de notre distributeur italien que ces pâtes aux légumineuses Françaises ont remporté le prestigieux premier prix de leur catégorie.

La réussite d’un véritable savoir-faire technique

En effet, preuve de l’extraordinaire savoir-faire de cette PME provençale. Elle a su mettre au point un process de fabrication adapté aux farines de légumineuses  – lentilles, pois-chiche, pois-cassé, etc… –  . Celles-ci sont plus complexes à travailler que les farines à gluten. Et de fait l’Italie, se trouve être derrière l’Allemagne, le 2nd marché export de l’entreprise.

La réussite par l’innovation

Afin de conforter cette position, la PME entend conserver aussi sa place sur le marché italien grâces à des innovations. Lors du salon Biofach, elle a ainsiq présenté de nouveaux formats de pâtes ainsi que des combinaisons de matières premières inédites.

Carnet de voyage à São-Tomè, au cœur des plantations de cacaoyers Bio Commerce-Equitable

PAr denan,

La tentation du voyage

Tous est parti de Biofach 2016. Quand Guy Deberdt, le DG de KAOKA, m’invite à se joindre à lui à l’occasion de sa prochaine mission de suivi de la filière Chocolat Bio Commerce-Equitable KAOKA à São Tomé (Afrique Equatoriale, golfe de Guinée). J’hésite un peu. En effet, une semaine entière, débranché, sur cette micro île perdue, me parait une éternité. Ai-je les moyens de ce luxe? Finalement, je me laisse tenter car je suis très attaché à ma mission de développement export pour Kaoka. Voilà des années que j’assure la promotion en Europe, au Canada et aux USA de ce chocolat bio commerce équitable de Sao Tomé. En outre, j’ai soif de connaître la source du délicieux cacao. En quelques sorte je dois bien ça aux hommes et femmes qui sont à l’origine de mon engagement personnel envers Kaoka.

Le paradoxe santoméen, le « Léve Léve »

Dès l’aérogare – en fait un hangar exigüe et vieillot – où nous débarquons à la nuit tombé je sens une délicieuse sensation m’envahir. Certes j’ai déjà rencontré différentes communautés Afro en Martinique, au Brésil, à la Réunion. Mais jamais je n’ai senti ce souffle étrange et paradoxal, grave et joyeux à la fois. C’est celui d’un peuple fataliste mais animé par une foi inébranlable dans son destin. Et pour cause, on touche là au paradoxe santoméen; un art de vivre et de voir plus loin que l’instant, qui jamais ne brade ou ne gaspille le présent. Grave mais jamais triste. Très vite on m’apprend qu’une expression locale le caractérise; « Léve Léve » qui veut dire tout simplement « tranquille tranquille, doucement ». Le tempo santoméen est une douce lenteur, au sens de prendre le temps, on le ressent au contact de chaque santoméen et santoméenne.

Les communautés de planteurs de cacao

Notre séjour est consacré essentiellement à la visite de quelques unes des 37 Communautés regroupant les plantations familiales qui fournissent le cacao nécessaire à notre Chocolat Bio Commerce-Equitable. Il s’agit de parcelles d’1 hectare en moyenne qui produisent les précieuses fèves du cacao santoméen. Nous visiterons également les infrastructures communautaires mises en place par Kaoka, en perpétuelles améliorations. Dés le lendemain de notre arrivée, un Samedi, nous enchainons les plantations de 9h00 le matin au crépuscule. A l’issue de périples en pick-up assez longs et à vive allure sur des routes défoncées, nous empruntons des pistes accidentées et détrempées jusqu’aux communautés de producteurs. Ceux-ci nous conduisent ensuite sur leurs parcelles de cacaoyers.

Le cercle vertueux du Co-développement du Chocolat Bio Commerce-Equitable

C’est là que nous rencontrons les équipes de cultivateurs encadrés des sociaux-techniciens santoméen. Ceux-ci ont été formés par Kaoka en Equateur aux techniques de pointe en matière de sélection variétale, greffage, clonage et conduite arboricole Bio. Songez qu’en quinze années certains des producteurs les plus motivés ont vu leur production à l’hectare passer de 200 kg à 1200 kg, et leur revenu progresser d’autant grâce à des prix garantis. Des parcelles abandonnées ont été restaurées procurant des revenus  à des familles entières qui ont retrouvé dignité. Les plus vaillants convertissant les autres, sous l’impulsion de son flamboyant directeur Antonio Dias, la Cooperative de Kaoka, la CECAB, s’enrichit chaque jour de nouveaux apporteurs.

Le pari fou d’André Deberdt : ressusciter l’Île Chocolat

Car Sao Tomé & Principe revient de loin. Depuis le départ des Portugais en 1975 l’archipel s’est enfoncé dans la misère jusqu’à devenir l’un des pays les plus pauvres du monde. Un comble pour cette toute jeune Républiques qui était jadis le 1er producteur mondial de cacao surnommé l’Île Chocolat. En 2001, André Deberdt le créateur de KAOKA disparu en 2012 victime du paludisme, se lance dans un défi surhumain : restructurer cette filière abandonnée et relancer la production d’un cacao de grande qualité, Bio de surcroît. Il part de zéro.

Pari magistralement gagné

Au final, quinze ans plus tard, 37 associations de producteurs représentants 2051 familles exploitant  4400 hectares ont été regroupées dans une coopérative d’exportation de Chocolat Bio Commerce-Equitable. Cette coopérative est devenue la première structure exportatrice du pays, tous produits confondus, pas seulement alimentaires ! Ce programme Bio / Commerce-Equitable est même cité à titre exemple par le Fonds International de Développement Agricole, l’IFAD une agence de l’ONU qui l’a soutenu.

A la découverte de Saint-Thomas-et-l’Île-du-Prince

Dimanche est consacré à la visite de l’île.  Déjà je me surprends à me laisser porter. D’abord par la connaissance intime de l’ile dont fait preuve Sébastien, notre directeur Filières et Qualité qui y a résidé plusieurs années, puis par le « Léve Léve » santoméen. Mais aussi et surtout, au fil des kilomètres par la beauté inviolée des paysages traversés. Toute en splendeurs l’île se révèle peu à peu.

Sao-Tomé, paradis originel?

Et quelle Île ! Tour à tour; dentelée en criques sauvages battues par l’Atlantique furie, molletonnée de luxuriance végétale, ouatée du taffetas moussu des vapeurs et nuées ou bien ourlée de plages inviolées sur lesquelles seuls veillent en chapelet des palmiers alanguis. Ivresse des arômes divins quand nous traversons une forêt d’Ylang Ylang. Puissantes effluves que diffuse la moiteur équatoriale. Puissance des éléments enfin, quand s’abat subitement sur notre caravane un déluge libéré d’un zénith zébré d’acier poli,…  Qui nous précipite dans une cabane où sur un feu de bois nous attendent de délicieux « poissons rouges » pêchés du jour et une Rosema glacée, la bière locale!

J-M Denan